Supportez-vous les uns les autres, et, si l’un a sujet de se plaindre de l’autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi

Colossiens 3 :13

Je n’ai pu retenir mes larmes en regardant cette policière demander pardon au frère de l’homme qu’elle avait tué par erreur. Ce frère qui au tribunal lui déclarait qu’il lui pardonnait, qu’il lui souhaitait le meilleur et sollicitait de la juge elle-même en larmes l’autorisation de donner une accolade. 

Si cet épisode de la vie réelle constitue pour moi une petite flamme de joie et de foi, combien plus doit-il l’être pour ceux qui l’ont vécu !

Leur réalité aurait pu être toute autre si la meurtrière n’avait reconnu aucun tort ou pire revendiqué l’acte ; ou si le frère avait abreuvé d’imprécations ou de menaces cette policière, remplissant les cœurs de chacun de ténèbres et de glaces.

Il m’est arrivé dans ma pratique pastorale d’aider des paroissiens à lâcher de tels blocs de rancune, curieusement vécus comme des trésors à entretenir et à chérir. Des épisodes insignifiants vieux parfois de 30 ou de 40 ans étaient racontés avec des voix vibrantes d’indignation et des visages crispés par la colère.

Rentrer dans le froid de la pandémie, de la maladie et de l’épreuve avec un maximum de lumière et de chaleur en soi : une perspective que la pratique du pardon rend accessible…

Jéthro Camille

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