Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien.

Psaume 139 :14

Des hommes ont travaillé toute la journée pour extraire l’uranium du sous-sol. Ce dernier a été envoyé dans des usines où d’autres personnes l’ont raffiné et enrichi pour qu’il soit utilisable comme source d’énergie. Puis il a été envoyé en France dans les centrales nucléaires, pour fournir de l’électricité, et l’énergie s’est précipitée à travers des milliers de kilomètres de fils enterrés ou suspendus à grand peine pour apporter l’électricité dans cette ampoule que nous allumons d’une nonchalante poussée d’interrupteur.

Il en va de même pour tant de choses qui nous sont tellement familières qu’elles nous semblent normale : l’eau courante, les infrastructures de transport ou même l’ordinateur qui me sert à rédiger cet article. 

Chacun est libre d’y penser ou non. 

Pour ma part, durant ce temps de confinement, j’aime à penser à tous ces efforts qui ont été consentis pour concevoir et réaliser le monde facilitant dont je jouis chaque jour. J’en éprouve une reconnaissance qui se révèle fort thérapeutique. 

Mais en dernière analyse, n’est-ce pas mon corps qui m’est le plus familier ? Par exemple ce cœur qui bat sans même que j’en ai conscience.

Pourtant, en l’étudiant notamment par le moyen de la science, ne pourrions-nous nous réjouir également d’être des « créatures si merveilleuses » ?

Jéthro Camille

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