Alors que nous profitons -enfin- d’une liberté partiellement retrouvée, le monde continue de tourner. Et parfois de travers. Deux adolescentes ont été assassinée au Pakistan pour avoir déambulé en compagnie d’un homme qui n’était ni leur mari ni leur père. Dans cette zone tribale, cela est considéré comme une atteinte mortelle à l’honneur de la famille qui ne peut être lavée que dans le sang.

Sans verser dans l’ethnocentrisme, cette conception de l’honneur choque. Par la violence infligée aux victimes, mais aussi aux autres qui se voient privés qui d’une sœur qui d’une fille, qui d’une amie…

Ailleurs également, des vies sont détruites, des couples sont brisés, des enfants sont en déficit affectif à cause d’une idée pervertie de l’honneur : être riche, avoir du pouvoir, de la notoriété́, dominer son prochain… Le paroxysme de l’absurdité́ de cette compréhension est atteint quand on doit écraser à coups de briques une enfant que l’on a chérie et éduquée parce qu’elle s’est promenée avec un garçon… 

Les évangiles proposent une lecture toute autre de l’honneur :

A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait-il pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison donc, maintenant que nous sommes justifiés par son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. (Romains 5 :6-9)

L’honneur de Dieu réside dans le pardon, la bienveillance, la patience, la réconciliation et in fine notre salut.

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